Parmi les appareils électro-domestiques, les réfrigérateurs et congélateurs apparaissent comme les plus indispensables. Il semble que ce soient aussi les moins compliqués à choisir, puisqu'ils n'ont pas autant de boutons de commandes et de programmes que les autres "machines" ?! Qu'en est-il ?
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Et bien ce ne sont pas du tout des appareils à choisir à la légère, même si l'on a déjà défini le volume utile souhaité, les dimensions et le type d'appareil, ex : pose libre, encastrable, intégrable, table-top, une porte, deux portes, combiné, tout utile, enchâssable, etc...
On va commencer... même pas par la catégorie de consommation d'énergie (A, A+, etc...), mais par la classe climatique, car c'est très important, et c'est même le plus important à regarder en premier !

Qu'est-ce que la "classe climatique" ?
- La classe climatique, c'est la plage de température extérieure dans laquelle l'appareil réfrigérant va pouvoir fonctionner correctement, voire fonctionner tout court !

Pourquoi ? Un frigo ou un congélateur ne peuvent-ils pas fonctionner partout et quelles que soient la chaleur ou le froid qu'il fait dans le local où ils se trouvent ?
- Non, car les limites pour les appareils grand-public les plus performants sont : de +10°C pour l'endroit dont la température ambiante est la plus basse, à +43°C pour l'endroit dont la température ambiante est la plus chaude. Pour les appareils les plus courants et "ordinaires", cette plage est restreinte à 16-32°C. Vous allez bien sûr me dire qu'en général on utilise un frigo dans une cuisine et qu'il y fait en principe plus de 10 degrés Celsius, et éventuellement qu'un congélateur peut être mis dans un garage ou une cave, ou les deux dans un local professionnel, mais est-ce que le froid ambiant qu'il peut y faire a de l'influence sur son bon fonctionnement ? Et bien oui, car ces appareils, pour produire le froid en extirpant la chaleur interne grâce à un cycle mettant en circulation un liquide qui sera évaporé, puis compressé, puis détendu, etc... ont besoin d'avoir durant ces phases une température qui ne va pas le "figer", ou tout au moins nuire à ses caractéristiques de fluidité et viscosité, un peu comme pour celles de l'huile d'un moteur, sans quoi le processus ne pourrait pas se faire, et cela pourrait même bloquer le compresseur. De même, si la température ambiante à l'extérieur de l'appareil était trop élevée, cela pourrait occasionner une surchauffe du compresseur et par là, celle du fluide utilisé, et entraîner un effet d'emballement qui finirait par déclencher les sécurités thermiques et arrêter l'appareil. Même dans une pièce où il fait 18 à 20°C, dans la périphérie immédiate de l'appareil, il y fait nettement plus chaud, surtout s'il est encastré ou logé dans une niche plus ou moins bien ventilée et, pendant les périodes de canicule, il n'est pas rare d'avoir 30 à 35° ambiants autour du frigo, dans la zone où le condenseur (sorte de radiateur se trouvant à l'arrière) échange les calories avec l'extérieur en dissipant de la chaleur. D'ailleurs quand on touche la cuve du compresseur, dans certains cas celle-ci est tellement chaude qu'on ne peut maintenir la paume dessus. Moralité : à moins d'être dans des conditions parfaites, d'avoir un appareil bien dégagé à son emplacement et d'être sûr de pouvoir maintenir dans la pièce une température raisonnable, éviter de choisir une classe climatique trop restreinte pour les appareils de réfrigération et de conservation des aliments.

Alors, à quoi correspondent les lettres, ou séries de lettres, pour les classes climatiques ?
- Pour les appareils fonctionnant dans une plage restreinte de température ambiante :
N (tempérée) 16 à 32°C
N-ST (tempérée à subtropicale) 16 à 38°C
ST (subtropicale) 18 à 38°C
- Pour les classes fonctionnant dans une moyenne plage de température extérieure :
SN (tempérée élargie) 10 à 32°C
SN-ST (subtropicale élargie) 10 à 38°CN 
- Et pour les classes fonctionnant dans une plage de température de large amplitude :
T (tropicale) 18° à 43°C
N-T (tempérée à tropicale) 16 à 43°C
SN-T (tropicale élargie) 10 à 43°C

 On voit ici que l'appareil le plus performant et qui est capable de fonctionner dans les plus rudes conditions extérieures est le "SN-T".
En ces temps de climat variable et parfois incertain (que ce soit été comme hiver), je préconise au moins les SN ou ST selon la moyenne de température ambiante, et si l'on peut au niveau budget, le SN-ST sera le meilleur compromis et un appareil fiable et de qualité. Choisir une marque spécialisée ou réputée pour le froid de préférence (pas seulement celles qui annoncent des chiffres sur la fiche produit).
Le plus "ordinaire" est le "N", qui sera choisi pour un frigo devant fonctionner dans un local de température tranquille et assez régulière. Ce sera évidemment l'appareil le moins coûteux.

En ce qui concerne la performance de froid et l'isolation thermique ?
- Ces deux caractéristiques sont partiellement liées. En effet, pour refroidir rapidement une certaine masse de matière, il faut d'une part une bonne efficacité du groupe évaporateur-compresseur-condenseur, et donc une bonne qualité de l'ensemble, et d'autre part, si l'isolation est très bonne entre le volume interne et l'extérieur de l'appareil, le dispositif sera d'autant plus efficace, car il aura moins "d'effort" à faire, à la fois pour porter rapidement les aliments à basse température, et pour les y maintenir sans être obligé de se remettre en fonction fréquemment. Là encore, un appareil mieux isolé sollicitera moins son compresseur, et engendrera moins de consommation d'énergie, en même temps que moins d'usure de son groupe réfrigérant. En résumé, qui dit meilleure isolation dit meilleur rendement de froid en regard de la consommation d'électricité, et de l'appareil !

Quelles sont les valeurs indicatives concernant la performance de refroidissement, comment les désigne-t-on ?
- On parle de "pouvoir de congélation", qui s'exprime en Kg/24h, selon une norme définie.
Pour le compartiment conservateur ou congélateur d'un frigo, une valeur égale ou supérieure à 1/10 du volume en litres de ce compartiment est courante. Par exemple 2Kg par 24h pour un compartiment de 18 litres (1/10 de 18 = 1,8).
Pour un congélateur de moyenne capacité, 1/10 de sa capacité en litres, rapporté au nombre de Kg par 24h, est une bonne valeur. Exemple : 20Kg/24h. Les appareils performants atteignent ou dépassent ce rapport, exemple : 28Kg/24h pour un congélateur classe SN-T de 285 litres utiles, d'une très bonne marque, et et 31 Kg/24h pour une autre modèle coffre de 291 litres utiles, de la même marque. Ces congélateurs, par ailleurs "A++", ont des autonomies de sauvegarde du froid respectives de 60 et 64 heures, selon la norme appropriée. Ce qui veut dire qu'il est considéré qu'en cas de coupure secteur, il pourront rester 60 ou 64 heures fermés sans que les aliments ne perdent leur congélation. Cette caractéristique, ou performance, est directement liée à la catégorie d'isolation, qui n'a plus rien à voir avec la puissance de refroidissement, mais qui en conditionne les résultats. Je m'explique : un groupe réfrigérant constitué entre autres choses d'un compresseur "puissant" agira rapidement pour générer le froid, et d'autant plus efficacement que la masse qu'il va refroidir est bien isolée thermiquement de l'extérieur. Cependant un appareil super-isolé aura besoin de moins de cette "puissance de froid" pour obtenir rapidement et durablement une basse température dans le compartiment destiné à cet effet. Donc la priorité est à mon avis la qualité d'isolation. Si l'on avait un appareil complètement isolé comme une super bouteille thermos, une très faible puissance du groupe réfrigérant suffirait à maintenir le froid au sein du contenu, avec la seule réserve que si le volume et la masse à refroidir sont importants, il faut aller assez vite pour congeler efficacement et ne pas "casser la chaîne du froid" imposée pour tel aliment. Et la "puissance" ou efficacité de l'appareillage, comprenant évidemment le compresseur, a son mot à dire et vient immédiatement après l'isolation dans le classement des paramètres importants. Là encore, le matériel de bonne qualité et bien étudié se distingue !

A propos de sauvegarde des aliments, que peut-on faire en cas de coupure de courant ?
Si une panne de secteur survient et qu'elle risque de durer plus que le temps d'autonomie de conservation spécifié, il faut DEBRANCHER L'APPAREIL et le recouvrir à l'aide de couvertures isolantes, couettes ou autres, pourquoi pas un matelas de laine de verre ou autre matériau isolant, si l'on en a sous la main. Ceci diminuera l'échange de calories avec l'extérieur et augmentera le temps durant lequel la température interne n'augmentera pas suffisamment pour détériorer la congélation des aliments. Pourquoi débrancher la prise de courant ? Parce que si l'on ne connaît pas l'heure exacte à laquelle le courant sera remis en service, l'appareil pourrait se retrouver en train de fonctionner sous les couvertures, et gare à la surchauffe et aux risques qui en découleraient !
Dans tous les cas, s'assurer d'une solution de dépannage (telle un groupe électrogène) de transfert et de transport (appareil de secours, voisins, etc...), au cas où la panne ou la coupure perdureraient. Si l'appareil peut être relié à un groupe électrogène, ne pas oublier évidemment d'enlever les couvertures et isolants !

Que sont les catégories de classe de consommation d'énergie, A, A+, A++, etc... ?
- Ce sont les lettres qui désignent la qualité des appareils en ce qui concerne leur faible consommation d'énergie (courant électrique). A++ est meilleur que A+, qui est meilleur que A, lui-même supérieur à "B", qui devient rare vu les progrès effectués ces dernières années. Entre A, A+ et A++, on gagne environ 1/4 de consommation entre chaque label. Ceci conditionne une autre valeur souvent mentionnée : la consommation type annuelle, qui s'exprime en KWh/an. Plus elle est faible, mieux c'est, évidemment. Un très bon congélateur coffre super-isolé, catégorie A++, de 350 litres utiles, consomme environ 200 KWh par an suivant la norme afférente à cette mesure. Ce qui est somme toute très peu, environ 24 euros en se basant sur 0,12€ le KWh. Un classe B consommera environ 2,5 x plus, soit un coût annuel d'électricité de 75 euros environ. En quatre ans, 100 euros seront économisés environ avec un A++ en comparaison. Ce ne sont peut-être pas des sommes importantes, mais lorsqu'on a plusieurs appareils, le total s'additionne et d'un point de vue à la fois d'argument commercial que de celui d'économiser de l'énergie, dont le consommateur et la planète bénéficient, cela peut être une bonne raison d'acheter un appareil récent, performant et économique. J'ajoute qu'un frigo ou un congélateur ne sont tout de même pas des appareils qu'on change tous les ans !

Froid ventilé, froid statique, froid pulsé, brassé, agité, froid dynamique, smart freeze, smart frost, stop-frost, no frost, froid intelligent, et j'en passe... Qu'est-ce qu'on s'amuse avec toutes ces dénominations ! Que faut-il retenir là-dedans ?
- C'est vrai que les dénominations, parfois plus commerciales que techniques, ne manquent pas ! :-) Déjà les grandes catégories :
- Froid statique = froid produit sans intervention sur le mouvement de l'air interne à l'appareil
- Froid brassé = action par ventilation interne sans apport d'air extérieur, donc plus exactement "brassage"; cela de façon à améliorer la répartition du froid à l'intérieur des compartiments de l'appareil. Cette action se fait de façon cyclique ou permanente (selon la conception de l'appareil) à l'aide d'un ventilateur ou turbine
- Froid ventilé "No Frost" (cette dénomination tend à se normaliser) = véritable ventilation avec renouvellement dosé de d'air, éliminant la vapeur humide ou dépôt de givre sur les aliments et produits frais conditionnés. Cette ventilation s'effectue de façon forcée par l'action de turbine ou ventilateur. Le principal avantage est l'élimination de la nécessité de dégivrage manuel. Il y a extraction de l''humidité et cela entraîne une plus longue conservation. Outre cela, les produits et aliments, rendus secs en surface ne collent pas, sont plus visibles et les boîtes ou sachets plus lisibles.
Attention : certains appareils ont un système de dégivrage automatique et ne sont pas pour autant des "No Frost". Tout appareil No Frost est par définition sans givre puisque le dégivrage s'y opère de façon constante.

Qu'est-ce que le dégivrage automatique ? Comment ça fonctionne ?
Le dégivrage automatique, comme son nom l'indique, se fait sans intervention de l'utilisateur. C'est un système dont certains appareils (qui ne sont pas des "No Frost") sont pourvus pour tout ou partie de leurs compartiments (ex : zone frigo pour un réfrigérateur-congélateur). Ce système agit cycliquement et est plus ou moins sophistiqué selon l'appareil et le fabricant. Il peut agir après détection hygrométrique ou simplement à intervalles de temps prédéfinis, et de différentes façons selon la technique utilisée par chaque marque et chaque appareil. L'eau de dégrivage peut être recyclée à l'extérieur en étant recueillie dans un bac de dégivrage et ensuite évaporée dans l'air grâce à la chaleur externe du groupe condenseur compresseur, ou selon le système utilisé par le constructeur peut être évacuée ou récupérée.
NB : le dégivrage automatique (en dehors des "No Frost") s'applique surtout aux réfrigérateurs ou réfrigérateurs-congélateurs de tous types, ainsi qu'à certains congélateurs verticaux. Le froid ventilé "No Frost", quant à lui, s'applique à tous types d'appareils sauf aux congélateurs coffre, pour lequel ils ne sont pas adaptés dans leur conception.

Quelle est la différence entre un compartiment conservateur et un compartiment congélateur ?
- Conservateur ou "freezer" désigne un compartiment de conservation à température négative comprise entre -12 et -18°C. L'appellation "congélateur" s'applique à un compartiment capable de descendre en dessous de  -18°C (en dessous = plus froid que...). C'est ici qu'intervient le nombre d'étoiles ***, ****, etc...

Justement, que signifient ces étoiles, visibles sur les appareils ?
* 1 étoile : capable de maintenir -6°C  et en dessous (performance froid max "frigo" )
** 2 étoiles : capable de maintenir - 12°C et en dessous (conservateur ou freezer moyen)
*** 3 étoiles : capable de maintenir -18°C et en dessous (conservateur ou freezer performant, compartiment congélateur d'un frigo performant)
**** 4 étoiles : capable de maintenir -18°C (début d'appellation "congélateur") et en dessous, et doté d'une fonction de congélation rapide définie par la norme NF EN 153, comprenant un pouvoir de congélation minimal (en Kg/24h), lui-même tenant compte d'un coefficient de volume, le tout dans une limite de consommation d'énergie relative à cette performance, qui elle-même tient compte des paramètres de volume et de catégorie de consommation d'énergie de l'appareil
NB : un congélateur *** (3 étoiles) de bonne qualité peut conserver une température "de croisière" de -18°C

Réfrigérateur-congélateur double porte et combiné, quelle est la différence ?
- Là encore, le vocabulaire admis prête parfois à confusion. Actuellement, on désigne par "double porte" les appareils verticaux dont le compartiment congélateur (ou conservateur) se trouve en haut de l'appareil et on appelle "combinés" ceux dont le congélateur se trouve en bas. Ce sont tous des appareils à deux portes et c'est encore l'usage qui fait que les dénominations ne sont pas très logiques ni claires pour le consommateur.

Un circuit, deux circuits, double compresseur ?
- Là aussi, on trouve souvent des mélis-mélos dans les annonces de caractéristiques sur les publicités, et parfois même sur les fiches produits commerciales, voire celles traduites des constructeurs d'appareils.
Un frigo-congélateur est à deux circuits quand la partie réfrigérateur et celle du compartiment congélateur sont traitées avec deux circuits de refroidissement distincts et dans ce cas si possible réglables indépendamment l'un de l'autre en température. Ceci n'entend pas pour autant que l'appareil soit à double compresseur (à deux compresseurs plus exactement). Les appareils à deux compresseurs existent, en général des modèles d'assez grand volume utile et dans un niveau de gamme plutôt élevé, mais ils ne "courent pas les rues"... et si vous voyez une pub ou une annonce avec la fiche produit d'un appareil mentionnant "double compresseur", ou "deux compresseurs", vérifiez bien qu'il ne s'agisse pas de l'erreur courante faisant plutôt référence à "double circuit".
Le top, c'est évidemment l'appareil à deux compresseurs, comportant presque implicitement deux circuits. Cela se répercutera sur le prix, mais l'avantage principal sera une totale indépendance entre les deux parties, si l'appareil est bien conçu. En supposant une panne sur la partie frigo, la partie congélateur pourra continuer de fonctionner, et inversement. Il faudra cependant que l'appareil soit conçu de façon à pouvoir intervenir sur l'un ou l'autre de ses compartiments sans devoir arrêter l'autre. Cela dit, on aura le temps d'effectuer le transfert des denrées si nécessaire en cas d'intervention de dépannage.

A propos de volume utile, on voit parfois inscrit : volume brut, tant, volume utile, tant... quelle est la définition exacte du volume utile et celle du volume brut ?
- Le volume utile est le volume réel interne utilisable, prenant en compte et en déduction la place occupée par les accessoires, bacs, clayettes, bloc de commande et d'éclairage, etc... Le volume brut est celui géométrique simplifié du compartiment

Qu'est-ce que le "BioFresh" ?
- Ceci est l'appellation commerciale de Liebherr désignant un ensemble de dispositions techniques et pratiques améliorant la conservation des produits frais non emballés tels que les légumes et les fruits, par contrôle de l'hygrométrie, conception spéciale des compartiments et gestion spéciale de la température aux endroits concernés. En cliquant sur ce lien, vous trouverez d'autres précisions : http://www.liebherr.be/index.php?pageID=2676

Dénominations de type de pose et d'installation des appareils d'électroménager : enchâssable, encastrable, intégrable, posable (pose libre)
Dans l'état actuel du "jargon" (car les mots utilisés ne sont pas forcément utilisés dans leur juste définition), voici ce que ces termes signifient, pour la plupart des fabricants :
Appareil "posable" ou de "pose libre" :
se dit d'un appareil qu'on peut installer librement au sol ou sur un plan quelconque, dont la finition et l'habillage externe sont complets, et qui n'est pas prévu pour être enfermé dans une niche, un tiroir ou une cavité ne présentant pas beaucoup de ventilation naturelle. On va dire que c'est le type d'appareil courant et "standard".
Appareil enchâssable :
Liebherr, par exemple, qui est une marque spécialisée entre autres dans le froid (réfrigérateurs, congélateurs), spécifie quels appareils sont "enchâssables", c'est à dire prévus pour pouvoir fonctionner correctement en étant logés dans une niche ou sous un plan de travail. Ces appareils sont construits en sorte que la circulation de l'air se fasse à la fois en évacuation et en renouvellement par l'avant de l'appareil (qui doit être dégagé). Ces appareils peuvent être également de "pose libre" en étant finis extérieurement au niveau esthétique, ce qui n'est pas le cas des intégrables.
D'autre marques vont préciser quels parmi leurs appareils vont pouvoir être logés et fonctionner sous plan de travail (toujours pour les "non intégrables" de vocation), cela sous certaines conditions. Il y a par exemple des appareils tels que lave-linge ou sèche-linge, dont le "top" (tablette supérieure) est amovible, afin de passer sous un plan de hauteur insuffisante pour les loger en dessous (hauteur inférieure à 85 cm en général).
Appareil encastrable :
Il se rapproche de l'appareil intégrable, mais n'est pas prévu pour recevoir sur sa façade les éléments esthétiques ou menuiseries de la cuisine intégrée. Les appareils dits "encastrables" peuvent simplement recevoir un panneau décor de mince épaisseur (4 mm) qui sera posé sur leur façade. Ils sont prévus pour fonctionner en espace confiné, au niveau de la ventilation et de leur refroidissement, comme les dits "intégrables".
Appareil intégrable :
Comme son nom l'indique, il s'adapte parfaitement dans à la cuisine dite "intégrée", recevant sur sa façade les éléments ou boiseries identiques à ceux du restant de la pièce. Sa façade est livrée nue, et la ou les portes sont prévues pour y fixer ces éléments, y compris au niveau du poids, par exemple pour un lave-vaisselle. En effet, les ressorts de rappel, souvent réglables, peuvent supporter le poids de l'élément de menuiserie qui sera fixé sur cette portière. Pour les frigos, différents systèmes existent, tels que la contre-porte à glissière ou à pantographe. Les appareils intégrables sont prévus au niveau de leur aération et ventilation, pour pouvoir fonctionner sans surchauffe dans leur espace contigu. Dans tous les cas, une circulation de l'air doit se faire dans les espaces prévus à cet effet, en dessous et derrière l'ameublement de la cuisine intégrée, en plus des espaces à l'avant, en haut et(ou) en bas de façade de certains appareils.

(à suivre)
Voir aussi chapitre "sécurité appareils"